Baromètre Ethicity annuel "Les Français et la consommation durable
A l’occasion de la 8ème Semaine du Développement Durable, le baromètre annuel ETHICITY sur l’impact du DD dans la consommation des Français interpelle les entreprises : si l'offre est de plus en plus nombreuse et les achats en augmentation croissante, une certaine frange des consommateurs montre un certain sentiment de lassitude.
Dans sa dernière étude sur « les Français et la consommation durable », Ethicity montre ainsi que 53 % des personnes interrogées - surtout les plus âgées - jugent qu’il y a « trop de messages publicitaires sur la consommation durable » (en dehors des produits alimentaires) et 43% avouent même ne plus les supporter.
Première conséquence : un recul des comportements. 60% déclarent avoir changé de mode de consommation contre 69% en 2009. « Il y a une montée des indécis et des sceptiques, une perte de confiance dans le tout durable », estime ainsi Elisabeth Reiss, directrice du cabinet Ethicity. Facteur aggravant, le consommateur doit se décider parmi des produits estampillés par plus de 60 labels différents ! Un casse-tête qui a peut-être eu raison de la patience et de la confiance d’une partie des Français : s’ils étaient 79% à faire confiance aux certifications sociales et environnementales il y a trois ans, et encore 73% en 2009, ils ne seraient plus que 65% en 2010.
Les Français veulent des garanties environnementales sur la production, l’origine des matières premières, l’impact sur la biodiversité mais aussi le lieu de fabrication. Les produits équitables portant le label Max Havelaar constituent une réponse pertinente et crédible à ces besoins exprimés.
Entre envie d’y croire et scepticisme
Aujourd’hui, 83% des français pensent que ces produits sont plus chers et leur bénéfice qualité n’est avéré que pour 27% d’entre eux. Or, si « le consommateur français est préoccupé par l’environnement et les droits humains, il reste contraint financièrement et ne souhaite pas transiger sur son plaisir. Le rapport qualité/prix reste sa priorité (75%), loin devant le respect de l’environnement 19% », souligne Florence Soyer, directrice du pôle consumer de l’Ifop. Et quand il achète un produit responsable - ce qui est une habitude pour 26% des Français - il souhaite désormais davantage un bénéfice individuel, de santé essentielle, qu’un bénéfice environnemental…
C’est dommage, car malgré tout les Français ont « toujours envie d’y croire », selon Ethicity. On note par exemple une évolution nette des attitudes concrètes, telle que la maîtrise de l’énergie, le tri des déchets, le choix des transports en commun ou la réduction de sa consommation d’eau.
Le boycott séduit 77% des Français qui sont aussi de plus en plus sensibles à la dimension sociale du Développement Durable (respect des différents intervenants dans la chaîne de production, etc), à laquelle le label Max Havelaar donne une place. |